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Löwenjagd

La cruauté de l'industrie du lion en Afrique du Sud

La « chasse close »: une industrie sanglante

L'Afrique du Sud n'est pas uniquement une destination de vacances prisée des amoureux des animaux et de la nature. Chaque année, de nombreux chasseurs s'y rendent pour en repartir avec un souvenir, ou plutôt un trophée : une carcasse de lion. De 6 000 à 8 000 lions vivent actuellement dans environ 250 exploitations en Afrique du Sud. Au cours des sept dernières années, le nombre de lions vivant en captivité a doublé. Environ 1 000 animaux sont tués chaque année par des « touristes-chasseurs » qui permettent aux opérateurs touristiques de se remplir les poches.

La brutalité de la chasse close

La chasse close (« Canned hunting » en anglais) est une méthode de chasse particulièrement brutale et injuste : comme son nom l'indique, elle consiste à chasser des lions détenus dans un enclos dont ils ne peuvent s'échapper. Cela permet aux opérateurs touristiques de proposer des activités de chasse sécurisées tandis que les touristes-chasseurs peu expérimentés ont accès à des proies faciles.

Les lions sont élevés dans des exploitations dites de « chasse close » par des êtres humains : ils s'habituent aux hommes et n'ont plus peur des chasseurs. De nombreuses exploitations n'hésitent pas à attirer les lions avec un appât ou à leur administrer un sédatif afin de faciliter la tâche des chasseurs, notamment s'ils sont inexpérimentés. En principe, n'importe qui peut chasser le lion en Afrique du Sud  : il n'est pas nécessaire de disposer d'un permis de chasse ou d'une preuve d'expérience en la matière dans la plupart des cas.

La chasse close est un passe-temps réservé à la minorité aisée qui peut coûter plus de 50 000 francs, selon le sexe et la condition physique de l'animal. Plus le lion est majestueux, plus fort sera le prix payé par les chasseurs pour pouvoir repartir avec sa carcasse en guise de trophée.

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L'industrie du lion en Afrique du Sud

La chasse aux lions d'élevage est profondément contraire à l'éthique et au principe de bien-être animal. En Afrique du Sud, leur calvaire commence très tôt. Les lionceaux sont séparés de leur mère trois jours après leur naissance, les exposant à des souffrances émotionnelles, ainsi qu'à des répercussions susceptibles d'être fatales. Ils souffrent de malformations osseuses, de problèmes respiratoires, digestifs et thyroïdiens, de carences en calcium du fait de l'absence de lait maternel et de nombreuses autres maladies qui pèsent sur leur santé une fois arrivés à l’âge adulte.

Les jeunes lions vivent très souvent dans des conditions de détention totalement inacceptables puisque rares sont les enclos où ils disposent d'eau, de nourriture ou d'ombre. Ils peuvent, dans le pire des cas, être abattus peu après leur naissance étant donné qu'ils ne constituent pas une proie recherchée pour la chasse.

Les lionceaux mâles sont traités comme des aimants à touristes : ils sont élevés par l'homme, pour l'homme. Les touristes peuvent caresser des lionceaux ou encore photographier et se promener avec de jeunes lions partout en Afrique du Sud. Ces activités représentent une grande source de stress pour ces lionceaux séparés de leur mère. Étant donné qu'ils ont besoin de beaucoup de repos, ces contacts constants avec l'être humain entraînent de graves troubles du comportement et de la croissance, sans compter que de jeunes lions ont attaqué et blessé des gens à plusieurs reprises dans le passé.

Gatterjagd Löwe

La souffrance des lionnes reproductrices

Les lionceaux mâles ne sont pas les seuls à souffrir. Prêtes à se reproduire dès le retrait de leurs petits, les lionnes reproductrices sont immédiatement fécondées de nouveau et revivent perpétuellement le traumatisme de perdre leurs bébés. Étant donné qu'elles accouchent souvent dans des conditions naturelles, elles sont épuisées et faibles au bout de quelques années et cela se répercute sur la santé de leurs enfants.

Les éleveurs de lions s'érigent en défenseurs des animaux

Les touristes intrépides pensent souvent que les élevages contribuent à préserver la population de lions sauvages alors qu'ils dissimulent des pratiques sanglantes. Une fois adultes, les lions sont relâchés... pour être abattus lors de sorties de chasse, le plus souvent sur l'exploitation où ils ont grandi. Il convient de faire la distinction entre les exploitations dites « pour enfants »  ou  « fermes pédagogiques » dans lesquelles il est possible de caresser les animaux, et les exploitations de chasse close où ils sont mis à mort.

Les éleveurs de lions se font souvent passer pour des défenseurs de l'environnement et prétendent élever les animaux en vue de les remettre en liberté. C'est totalememnt faux ! Les prédateurs nés en captivité et élevés par des hommes ne peuvent pas vivre à l'état sauvage. De nombreux bénévoles européens s'y sont déjà laissés prendre et sont partis passer six semaines dans un prétendu « refuge » ou une  « réserve de chasse » en croyant aider les lions.

 Ces élevages n'ont rien à voir avec la protection des animaux et des espèces puisqu'ils font souffrir les lionceaux. Toute personne armée de bonne volonté effectuant un stage sur ces exploitations participe aux pratiques cruelles de l'industrie du lion à son insu, par pure ignorance. Les lions sud-africains d'élevage connaissent souvent une triste fin en tant que proie pour la chasse close.

Les refuges pour grands félins

Les élevages de lions d'Afrique du Sud destinés aux touristes ne contribuent pas au bien-être animal. Si vous souhaitez soutenir des projets visant à aider les lions, nous vous recommandons nos refuges pour grands félins de LIONSROCK, de FELIDA ou de TIERART.

Cadre juridique régissant la chasse au lion

La chasse close des lions est toujours autorisée en Afrique du Sud car l'industrie de la chasse et de l'élevage lutte contre toutes les restrictions que le gouvernement tente d'imposer :

  • En 2008, sous la pression des éleveurs, les lions ont été retirés de la liste des espèces protégées et menacées d'extinction (appelée la liste « TOPS ») mise en place par le gouvernement sud-africain. Les espèces figurant sur la liste doivent vivre à l'état sauvage au sein d'un habitat naturel pendant deux ans avant de pouvoir être abattues.

  • En juin 2009, la plus haute juridiction de l'État-Libre d'Afrique du Sud a décidé de réintégrer les lions dans la liste TOPS. Cependant l’Association nationale des éleveurs de lions a déposé un recours devant la Cour suprême d'Afrique du Sud.

  • En 2010, la Cour suprême sud-africaine s'est prononcée en faveur des éleveurs de lions, pointant la « décision irrationnelle » prise par le ministre sud-africain de l'Environnement lorsqu'il a limité la chasse aux lions d'élevage ayant passé 24 mois à l'état sauvage. L’industrie de la chasse et de l’élevage n’est donc toujours pas réglementée et les lions vivant en captivité continuent de souffrir.

La liste TOPS n'est certes pas le moyen idéal de protéger les grands félins étant donné qu'elle n'interdit pas la chasse. L'ajout des lions sur la liste TOPS représenterait néanmoins un grand pas en avant dans la protection des lions vivant en captivité car de nombreux éleveurs abandonneraient leurs activités sanglantes. Aujourd'hui, les lions d'élevage ne sont pas protégés à cause du terrible verdict rendu par la justice.

QUATRE PATTES continue de faire campagne pour les lions vivant dans les nombreux élevages situés en Afrique du Sud et exige de nouvelles régles à même de mettre fin à la chasse close.

QUATRE PATTES DEMANDE :

  • l'interdiction totale de la chasse close en Afrique du Sud.
  • l'interdiction d'importer les carcasses de lion en tant que trophées.
  • l'ajout des lions au « Règlement sur les espèces menacées ou protégées »
  • l'interdiction d'élever des lions à des fins commerciales.
  • l'interdiction de caresser les lions.
  • l'autorisation de prendre soin des lions uniquement en cas d'urgence.