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Succès de la campagne QUATRE PATTES sauvant les ours les plus tristes d’Europe 

21.12.2016

En 2016, le Ministre de l’environnement a confisqué 16 ours détenus illégalement en Albanie

QUATRE PATTES a pu libérer de leurs effroyables conditions de vie six des ours confisqués pour les mettre en sécurité. Dix autres ours ont trouvé un foyer conforme aux besoins de leur espèce au sein de refuges pour des ours situés en Allemagne, en Grèce et en Italie. «Le nombre important d’ours sauvés cette année démontre la volonté du Ministre de l’environnement albanais de s’engager désormais dans la protection des ours», affirme Julie Stillhart, responsable de QUATRE PATTES Suisse. «Nous sommes confiants pour l’évolution positive de la situation en 2017 mais aussi dans le fait que le Ministre de l’environnement mette tout en œuvre, tant par la modification nécessaire de la loi que par le début de la construction annoncée du refuge pour des ours en Albanie. Seule cette action peut mettre un terme rapide et définitif au chapitre des ours les plus tristes d’Europe.» Les interventions de sauvetage de cette année ont certes pu réduire le nombre des ours en détresse en Albanie mais 40 de leurs congénères sont encore, selon les estimations, laissés à l’abandon et végètent dans d’étroites cages humides.

Le sort de tous ces ours est devenu un triste fait de notoriété publique dans le monde entier
Bien que les ours bruns à l’état sauvage soient protégés en vertu de la loi albanaise et des accords internationaux, le commerce illégal de ces animaux existe encore dans ce pays. Au début de cette année, QUATRE PATTES a durant plusieurs mois effectué des recherches afin de documenter et de publier les nombreux cas de graves maltraitances infligées aux ours bruns. Les médias internationaux et les canaux de médias sociaux ont informé le monde entier du sort de ces ours, s’agissant de Tomi, l’ours à bière, de Jeta, l’ourse à selfies ou encore de Pashuk, cet ours prisonnier de sa chaîne. Tous sont malheureusement devenus célèbres pour leur triste vie. Plus d’un quart de million de personnes ont soutenu et signé la pétition en ligne (www.savethesaddestbears.com ) lancée par QUATRE PATTES et ayant pour objectif de convaincre Lefter Koka, Ministre de l’environnement en Albanie, de se prononcer en faveur de l’interdiction générale de détention cruelle des ours dans son pays.

Les ours sauvés par QUATRE PATTES se portent bien
L’ours à bière Tomi, sa congénère Gjina partageant le même sort et Pashuk, prisonnier de sa chaîne, sauvés tous les trois fin septembre par QUATRE PATTES et acheminés vers la FORÊT DES OURS à Prishtina au Kosovo, dirigée par l’organisation, se portent à merveille dans leur enclos d’acclimatation et profitent enfin de leur nouvelle liberté. Tous ont pris du poids, arborent une belle fourrure dense et ne portent plus les stigmates de leurs blessures infligées. Les ourses Jeta et Luna respectivement maltraitée pour des selfies ou présentée dans un parc d’attractions ont été libérées en novembre dernier de leur vie misérable par QUATRE PATTES ayant agi de fait en collaboration avec le ministère albanais de l’environnement, puis ont été recueillies à titre provisoire au sein du zoo de Tirana. Les deux femelles intégreront leur nouveau foyer définitif en étant acheminées vers la FORÊT DES OURS à Prishtina. Au printemps 2017, l’organisation QUATRE PATTES transférera les deux ourses dans leur nouveau lieu de vie dès que tous les préparatifs auront été achevés. La semaine dernière, l’équipe de QUATRE PATTES a également coopéré avec un bureau d’inspection vétérinaire albanais et transféré Riku, un autre ourson âgé d’un an et demi, de la région de Skrapar vers le zoo de Tirana. Riku a été détenu comme animal domestique par son ancien propriétaire. QUATRE PATTES recherche désormais pour Riku un foyer définitif, agréable et conforme aux besoins de son espèce.

QUATRE PATTES restera active en Albanie tout au long de l’année à venir. «Nous soutiendrons le Ministre de l’environnement albanais dans la construction annoncée du refuge national pour des ours au sein du parc national Mount Mali Dajti mais aussi dans sa volonté d’agir pour une meilleure application des directives en vigueur visant la protection des animaux et d’augmenter nettement les sanctions condamnant les infractions à la loi», assure Julie Stillhart.