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Des lionceaux dans une ferme d'élevage

L'amour des animaux peut se transformer en cruauté 

8.8.2019

QUATRE PATTES met en garde contre la maltraitance des lionceaux au sein des « zoos pour enfants »

De nombreux parcs à lions offrant la possibilité de caresser et de faire des photos souvenir avec de jeunes lions n'utilisent pas de jeunes animaux orphelins comme on le prétend souvent. Pour rendre les interactions avec les humains possibles, les lionceaux sont habitués aux humains dès leur plus jeune âge. Quelques heures seulement après la naissance, ils sont séparés d’avec leur mère. Cette pratique engendre un stress énorme tant pour la lionne que son petit. Les jeunes animaux manquent également de lait maternel, pourtant tellement important pour leur développement, ainsi que d'interactions sociales avec des congénères plus âgés. 

« L’élevage des lionceaux va à l’encontre de la nature et est à l’origine de graves séquelles psychologiques. La vie quotidienne dans les zoos à touristes est épuisante et traumatisante pour les jeunes lions. Les lionceaux doivent interagir avec les humains entre huit et dix heures par jour, une horreur absolue pour de si jeunes animaux qui ont besoin de beaucoup de repos et de sommeil. »

Barbara van Genne, spécialiste des grands félins chez QUATRE PATTES

La conservation des espèces est un faux prétexte

Les exploitants de nombreux zoos permettant aux touristes de caresser des lionceaux en Afrique du Sud prétendent relâcher les lions adultes et contribuer ainsi à la conservation de l'espèce. Toutefois, cette affirmation ne reflète pas du tout la réalité. 

« Les animaux grandissent sans référence à des congénères plus âgés. A l’instar de nos chats domestiques, les jeunes lions apprennent tout ce qui est nécessaire à leur survie de leur mère. Les lions élevés dans ces zoos n'apprennent ni à chasser, ni les formes naturelles de comportement, ni les interactions sociales avec leurs congénères. Ces lions ne peuvent pas être réintroduits dans la nature - ils ne pourraient tout simplement pas y survivre. »

Fiona Miles, qui dirige le bureau de QUATRE PATTES en Afrique du Sud

La chasse close au lieu d'une réintroduction dans la nature
La plupart des lions, une fois devenus trop grands et trop dangereux pour les zoos, finissent comme victimes de la chasse close. Environ 700 lions élevés en captivité sont tués chaque année pour finir en trophée de chasse. Les animaux ne succombant pas à cette pratique cruelle sont abattus et leurs os transformés. Avec 800 squelettes enregistrés en 2018, l'Afrique du Sud est le premier exportateur mondial d'os de lion vers l'Asie du Sud-Est. Là, les os sont utilisés pour la production de produits de médecine traditionnelle. Le commerce des os de lion attise la demande, de sorte que les lions qui vivent en liberté restent dans le collimateur des braconniers.

Les refuges offrent aux lions en détresse un foyer adapté à leur espèce
QUATRE PATTES recommande aux touristes de visiter uniquement les parcs nationaux et les refuges et d'admirer les animaux sauvages de loin. Il est essentiel que les refuges certifiés ne pratiquent ni l’élevage, ni le commerce des animaux sauvages. Ces derniers constituent un foyer sûr et offrent un cadre de vie adapté aux animaux qui ne peuvent être relâchés dans la nature. De plus, les interactions directes avec les animaux sauvages doivent y être également interdites.