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Stérilisation dans les fermes et derrière les murs de la prison

10.5.2016

QUATRE PATTES participe à la stérilisation de nombreux chats errants

Zurich, le 10 mars 2016 – Les estimations font état de 250 000 chats errants en Suisse. Un problème qui concerne particulièrement les fermes mais aussi par exemple les Établissements de Bellechasse à Sugiez Bas-Vully dans le canton de Fribourg. En 2015 comme les années précédentes, QUATRE PATTES a aidé à prendre en charge une population d’environ 40 chats sur ce site. Au total, QUATRE PATTES a procédé à la stérilisation de 171 chats errants en 2015 dans les cantons de Berne, Fribourg, Grisons et Lucerne.

Les colonies de chats non stérilisés prolifèrent très rapidement. Un problème qui constitue un vrai casse-tête pour certains agriculteurs. QUATRE PATTES s’est emparé du problème et à stérilisé l’année dernière 171 chats errants dans les cantons de Berne, Fribourg, Grisons et Lucerne. Les colonies de chats abandonnés s’installent dans les fermes mais aussi dans les zones industrielles et les jardins ouvriers. Mais des établissements pénitentiaires comme celui de Bellechasse à Bas-Vully dans le canton de Fribourg sont également concernés par cette problématique. Une population de 40 individus a pris possession du site et certains sont nourris par des détenus et des employés de la prison amis des animaux. Les actions répétées de stérilisation et de capture entreprises par QUATRE PATTES ces dernières années ont permis de soigner la plupart de ces animaux très craintifs. Mais comme de nouveaux individus se joignent régulièrement au groupe, QUATRE PATTES se rend régulièrement sur place pour capturer ceux qui ne sont pas encore stérilisés. Les soins médicaux sont pris en charge par les Établissements de Bellechasse. QUATRE PATTES prépare et organise l’action et met également le matériel nécessaire à disposition, notamment des pièges à chats, des box de transport, des véhicules, du personnel, etc.

Création d’un «village de chats»
Sur l’initiative de QUATRE PATTES, la direction de la prison a commencé depuis peu à installer sur le site du centre pénitencier un «village de chats». Les chats y sont nourris de façon contrôlée et trouvent refuge pour se protéger des intempéries dans des abris isolés. La responsable du projet QUATRE PATTES Lucia Oeschger se félicite de cette initiative: « Nous saluons l’engagement de la direction du pénitencier en faveur de la population de chats dans la prison. Même s’il n’est pas aisé de garder le contrôle sur un site aussi vaste, des mesures seront prises afin que la population de chats sur place reste dans des proportions acceptables pour l’homme, l’animal et l’environnement. C’est exemplaire. «Cette action combinée aux opérations régulières de stérilisation permettra d’améliorer la qualité de vie des animaux sur ce site. Cette mesure présente d’autres avantages comme l’explique Martin Hertach, responsable de l’exploitation agricole : «La création d’hôtels pour chats sert bien sûr les chats en premier lieu mais nous permet également d’assumer notre mission première qui est la réinsertion des prisonniers. Les hôtels pour chats sont fabriqués par des prisonniers dans la menuiserie de la prison, ce qui exerce un effet de resocialisation en éveillant leur intérêt pour les animaux.»

Capturer – stériliser – relâcher
L’équipe d’aide aux animaux errants de QUATRE PATTES travaille selon la méthode dite Catch-Neuter-Release (CNR), ce qui signifie «capturer, stériliser, relâcher». La seule démarche acceptable pour réguler les populations d’animaux errants, d’ailleurs considérée par la WHO (World Health Organization) comme une solution durable. Chaque animaux capturé est castré, traité contre les parasites, pris en charge médicalement si nécessaire et marqué. Les animaux soignés restent en observation à la station de réveil puis sont relâchés sur leur territoire attitré. D’après Lucia Oeschger, la capture d’animaux errants est une tâche ardue: «Pour attraper tous les chats d’une colonie, il faut être très patient. En effet, lorsque les premiers membres du groupe ont été pris dans les pièges, les autres chats se méfient. Les capturer devient alors une vraie gageure.»

La population doit être contrôlée
L’article 25 alinéa 4 de l’Ordonnance fédérale sur la protection des animaux stipule que les propriétaires d’animaux doivent tout mettre en œuvre pour que les animaux ne se reproduisent pas de manière incontrôlée. Cette formulation plutôt vague ne garantit pas que les propriétaires fassent effectivement stériliser leurs chats vivant librement à l’extérieur. Il est urgent que cela change. Car les nombreux chats non stérilisés qui se déplacent librement sont l’une des raisons de la présente d’environ 250 000 chats errants en Suisse, dont la plupart souffrent de malnutrition et de maladie. La meilleure solution pour restreindre la population de chats est d’engager une campagne de stérilisation à l’échelle nationale. Cela permettra de réduire le nombre de chats errants tout en respectant les animaux. Ceci est très important en Suisse mais aussi dans les autres pays. QUATRE PATTES s’engage pour améliorer la qualité de vie des animaux errants. C’est pourquoi des efforts considérables sont fournis dans neuf pays (Albanie, Bulgarie, Allemagne, Inde, Lituanie, Autriche, Roumanie, Suisse, Ukraine) pour respecter cet engagement. En 2015, l’équipe de QUATRE PATTES a réussi à stériliser 4735 chats et 7716 chiens dans 28 villes.