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COVID-19 : Les ONG appellent l'OMS à prendre ses responsabilités 

L'interdiction du commerce mondial des animaux sauvages pourrait prévenir de futures pandémies zoonotiques 

7.4.2020

Genève/Zurich, le 7 avril 2020 – Dans le cadre de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril, QUATRE PATTES, ainsi que 240 autres ONG internationales, appellent l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à prendre ses responsabilités : les organisations appellent l'OMS à œuvrer pour une interdiction définitive des marchés d'animaux sauvages, car ceux-ci constituent une menace sérieuse pour la santé publique. Des études montrent que ces marchés sont un terrain idéal pour les virus et les bactéries qui se propagent des animaux aux humains. La demande d'animaux sauvages, vivants ou morts, tels que les pangolins, les tortues, les tigres et les chauves-souris, destinés à la consommation humaine ou à la médecine traditionnelle, en revanche, ne faiblit pas. 

Compte tenu de la crise sanitaire mondiale actuelle, il n'y a pas de meilleur moment pour interdire ces pratiques afin de prévenir de futures pandémies. Les ONG bénéficient également d'un soutien important au sein des Nations unies : dans le cadre d’un sujet publié dans l’édition actuelle du « Guardian », la secrétaire exécutive ad intérim de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema, plaide en faveur d'une interdiction des marchés d'animaux sauvages. Vers l'article du Guardian.

Selon le magazine scientifique « Nature », 60 % des nouvelles maladies infectieuses sont des zoonoses, et 70 % d’entre elles proviennent probablement d’animaux sauvages. Le risque de transmission des zoonoses augmente en raison des conditions d'hygiène peu rigoureuses régnant sur les marchés d'animaux sauvages. Les animaux sont entassés dans de minuscules espaces sur les marchés souvent bondés. La proximité des humains offre un terreau parfait pour la propagation des agents pathogènes. De plus, les animaux ont un système immunitaire faible en raison de soins insuffisants, de stress et de traumatismes. Ils sont donc plus sensibles aux maladies, ce qui ne fait qu'augmenter le risque pour l'homme.

« Ce n'est pas la première fois que des maladies infectieuses sont associées aux animaux sauvages. Les épidémies récentes de SRAS-CoV 1, où les agents pathogènes sont passés des chauves-souris aux humains en passant par les civettes, et de MERS-CoV, qui a été transmis par des chameaux aux humains, tout comme celles du virus Ebola et VIH sont des zoonoses. Tant qu'on autorisera des marchés d’animaux sauvages, de nouveaux marchés continueront à émerger. Il serait plus que négligent de la part de l'OMS de ne pas faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider à prévenir de futures pandémies. »

Kieran Harkin, responsable des campagnes pour la vie sauvage au sein de QUATRE PATTES

La médecine traditionnelle contribue à alimenter le commerce des animaux sauvages
Des études menées par la World Animal Protection (WAP) soulignent que plus de 80 % des consommateurs de médecine traditionnelle préféreraient des ingrédients à base de plantes ou de produits synthétiques. Néanmoins, certains produits sont toujours fabriqués à base d’animaux sauvages, tels que les pangolins, les ours, les tortues, les lions ou les tigres. « Les os de lion et de tigre, la corne de rhinocéros ou les écailles de pangolin n'ont pas de propriétés médicinales avérées. Nous appelons les gouvernements du monde entier à prendre conscience du fait que la consommation et l'utilisation d’animaux sauvages présentent un risque pour la santé et la sécurité publiques. Les marchés qui vendent des animaux sauvages et des parties de leurs corps n’ont plus de raison d’être », déclare M. Harkin.

Au sujet de QUATRE PATTES
QUATRE PATTES est une organisation internationale de protection des animaux vivant sous influence humaine, qui révèle les souffrances, sauve les animaux dans le besoin et les protège. QUATRE PATTES fête cette année ses 20 ans en Suisse. Fondée par Heli Dungler à Vienne en 1988, l'organisation se concentre sur les chiens et les chats errants ainsi que sur les animaux de compagnie, les animaux de rente et les animaux sauvages vivant dans de mauvaises conditions de détention ainsi que dans les zones de catastrophe et de conflit. Avec des campagnes et des projets durables, QUATRE PATTES apporte une aide rapide et une protection à long terme aux animaux en détresse. La Fondation est en outre un partenaire d'Arosa Terre des Ours, le premier refuge en Suisse qui offre aux ours sauvés de mauvaises conditions de détention un environnement adapté à l’espèce.  

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QUATRE PATTES est l’organisation mondiale de protection des animaux sous influence humaine directe, qui révèle leurs souffrances, sauve les animaux en détresse et les protège. Fondée en 1988 à Vienne par Heli Dungler et des amis, l'organisation plaide pour un monde où les humaines traitent les animaux avec respect, compassion et compréhension. Les campagnes et projets durables se concentrent sur les chiens et chats errants ainsi que sur les animaux de compagnie, les animaux de rente et les animaux sauvages – tels que les ours, les grands félins et les orangs-outans – vivant dans de mauvaises conditions de détention ainsi que dans les zones de catastrophe et de conflit. Avec des bureaux en Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, France, Kosovo, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse, Thaïlande, Ukraine, USA et Vietnam ainsi que des refuges pour animaux en détresse dans onze pays, QUATRE PATTES fournit une aide rapide et des solutions durables. La Fondation est en outre un partenaire d'Arosa Terre des Ours, le premier refuge en Suisse qui offre aux ours sauvés de mauvaises conditions de détention un environnement adapté à l’espèce. www.quatre-pattes.ch/ 

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