Deux éléphants

Tourisme avec les éléphants: des options sans exploitation

À l'occasion de la Journée mondiale de l'éléphant, QUATRE PATTES explique comment privilégier des expériences respectueuses des animaux

Zurich, le 11 août 2026 – Balades à dos d’éléphant, spectacles ou selfies: dans de nombreuses destinations, les éléphants continuent d’être exploités pour divertir les touristes. Derrière ces expériences présentées comme inoubliables se cachent pourtant bien souvent souffrance, stress et graves restrictions de leurs comportements naturels. À l’occasion de la Journée mondiale de l’éléphant, le 12 août, QUATRE PATTES appelle les voyageurs et voyageuses ainsi que les responsables du secteur du tourisme à renoncer aux attractions cruelles et à privilégier des alternatives réellement respectueuses des animaux.

Les éléphants sont des animaux sauvages qui n’ont jamais été domestiqués. Pour qu’ils tolèrent la proximité des humains et puissent être utilisés dans le tourisme, ils sont soumis à un dressage dès leur plus jeune âge. À l’état sauvage, les jeunes éléphants restent auprès de leur mère pendant de nombreuses années, parfois toute leur vie. Les éléphants exploités à des fins touristiques, en revanche, sont souvent séparés de leur mère dès leur plus jeune âge. Afin de les contraindre à tolérer un contact direct avec les visiteurs et visiteuses, des méthodes de dressage brutales sont souvent utilisées. Fondées sur la peur, la douleur, l’isolement et la domination, elles visent à briser leurs comportements naturels afin de les rendre dociles et plus faciles à contrôler.

Ce type de dressage est à la base de presque toutes les attractions impliquant un contact direct avec les éléphants. Il est aux antipodes de leur mode de vie naturel. À l’état sauvage, ces animaux vivent au sein de groupes familiaux soudés, parcourent chaque jour de longues distances et consacrent une grande partie de leur temps à la recherche de nourriture. Dans de nombreux sites touristiques, ces besoins fondamentaux ne peuvent pratiquement pas être satisfaits.

Des activités trompeusement présentées comme respectueuses du bien-être animal

Ces dernières années, les balades à dos d’éléphant ont fait l’objet de critiques croissantes et de plus en plus de voyageurs et voyageuses sont conscients que cette pratique porte atteinte au bien-être des animaux. Ces derniers doivent souvent transporter des personnes pendant des heures, parfois sous une chaleur accablante et sur des sols inadaptés, ce qui peut entraîner des problèmes de santé à long terme.

C’est précisément parce que les balades à dos d’éléphant sont aujourd’hui de plus en plus critiquées que de nombreux prestataires cherchent à redorer leur image en présentant leurs activités comme «éthiques» ou «respectueuses des animaux». À la place des promenades, ils proposent par exemple de baigner, laver ou nourrir les éléphants, laissant croire aux visiteurs et visiteuses qu’ils participent à une activité bénéfique pour les animaux. Mais ces offres sont elles aussi problématiques, car les éléphants doivent subir le même processus de dressage pour autoriser un contact aussi étroit avec les humains. Derrière une image plus «douce» ou plus «respectueuse des animaux» se cache donc, dans de nombreux cas, la même exploitation.

Des alternatives qui respectent réellement les éléphants

Toutes les rencontres avec les éléphants ne sont pas problématiques. En faisant des choix éclairés, il est possible de vivre des expériences authentiques tout en contribuant au bien-être et à la protection des animaux.

La rencontre la plus authentique et la plus respectueuse des éléphants consiste à les observer dans leur habitat naturel, par exemple dans des parcs nationaux lors d’un safari. Parallèlement, ce type de tourisme favorise la conservation des populations sauvages et soutient la protection de leurs habitats. Il est toutefois essentiel de choisir un prestataire qui respecte des normes strictes en matière de bien-être animal. Les animaux ne doivent être ni poursuivis, hi harcelés, ni nourris, et leur tranquillité doit être préservée.

Une autre option consiste à visiter un véritable centre de protection, accueillant des éléphants sauvés de l’exploitation et où ils peuvent mener une vie aussi proche que possible de leurs besoins naturels. Avant de s'y rendre, il convient toutefois de bien se renseigner sur l'établissement, car des appellations telles que «centre de protection» ou «centre de réhabilitation» ne sont pas réglementées et sont parfois utilisées à des fins de marketing par des prestataires peu scrupuleux qui continuent d’exploiter les animaux.

Un centre de protection digne de confiance n’autorise aucun contact direct entre les personnes et les éléphants. Les animaux n’y sont pas contraints de participer à des spectacles ou d’exécuter des tours. Il ne pratique pas la reproduction, assure des soins vétérinaires adaptés, met à disposition des espaces de retrait et permet aux éléphants de vivre avec leurs congénères et d’exprimer leurs comportements naturels.

En choisissant délibérément des activités réellement respectueuses des animaux, il est possible de vivre des rencontres inoubliables avec les éléphants tout en contribuant concrètement à leur protection.

Sylvie Jetzer

Sylvie Jetzer

Communication Suisse

sylvie.jetzer@vier-pfoten.org

+41 43 501 57 49

QUATRE PATTES – Fondation pour la protection des animaux

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Au sujet de QUATRE PATTES


QUATRE PATTES est l’organisation mondiale de protection des animaux sous influence humaine directe, qui révèle leurs souffrances, sauve les animaux en détresse et les protège. 

 

Fondée en 1988 à Vienne par Heli Dungler et ses amis, l’organisation plaide pour un monde où les humains traitent les animaux avec respect, compassion et compréhension. Ses campagnes et projets durables se concentrent sur les chiens et chats errants ainsi que sur les animaux de compagnie, les animaux de rente et les animaux sauvages – comme les ours, les grands félins et les orangs-outans – issus d’élevages non conformes aux besoins de l’espèce et ceux dans les zones de catastrophes naturelles et de conflits. 

Avec des bureaux en Afrique du Sud, en Allemagne, en Australie, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, au Cambodge, aux États-Unis, en France, au Kosovo, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Suisse, en Thaïlande, en Ukraine et au Vietnam, ainsi que des refuges pour les animaux en détresse dans 13 pays, QUATRE PATTES fournit une aide rapide et des solutions à long terme. 

 

QUATRE PATTES est en outre un partenaire d’Arosa Terre des Ours, le premier refuge en Suisse qui offre aux ours que l’on a pu sauver de mauvaises conditions de détention, un environnement adapté à leur espèce. www.quatre-pattes.ch  

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