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L'orang-outan Indra

Nov. 2019

ECOLE DE LA FORÊT

Le sauvetage d'indra

La nouvelle vie d'un bébé orang-outan retrouvé seul et bléssé 

5.8.2021

Indra, le bébé orang-outan placé sous la responsabilité de notre partenaire local Jejak Pulang en novembre 2020 par les autorités indonésiennes, est arrivé à notre ÉCOLE DE LA FORÊT pour orangs-outans à Bornéo. L'équipe l'a trouvé à un poste de sécurité après avoir été invitée par la police et l'armée de Bengale à mener des actions d'éducation et de sensibilisation pour mieux protéger les orangs-outans de la région. Lorsqu'ils ont ensuite poursuivi leur voyage pour en découvrir davantage sur Bhima et sur ce qui était arrivé à sa mère, ils ont croisé les mêmes personnes qui leur avaient remis Bhima après avoir abattu l'arbre dans lequel sa mère se cachait. Mais dans le cas d'Indra, ils ont seulement rapporté l'avoir vu assis près de la route forestière le matin et que celui-ci n’avait pas bougé à leur retour le soir. Il les a laissés le capturer sans tenter de prendre la fuite. Il était blessé mais pas au point de ne pas pouvoir s'échapper, il semblait plutôt être complètement épuisé et à bout de forces.

Pendant quatre jours, il ne faisait que dormir et, s'il se réveillait, il regardait le monde avec ses grands yeux, puis les refermait et se repliait sur lui-même. Il était très passif, mais il mangeait et son corps cicatrisait. Nous pensons qu'il est né en 2017 et qu'il a donc environ 3 ans. L'équipe de l’ÉCOLE DE LA FORÊT pour orangs-outans a décidé de lui donner le nom indonésien d'Indra, qui est le dieu hindou du tonnerre, une personnalité très influente de la mythologie javanaise.

Comme pour tous nos nouveaux arrivants, Indra a passé 12 semaines en quarantaine. Bhima a plus d'un an de moins et comme il avait un bras cassé, nous ne pouvions donc pas les laisser jouer ensemble. Toutefois, cela les a aidés de se voir, chacun dans les bras d'un autre soignant. Indra se comportait comme un enfant beaucoup plus jeune. Rapidement, il est apparu qu'il affectionnait particulièrement Suli, un soignant qui venait juste de commencer quand il est arrivé à l’école.

Rencontres : Indra fait la connaissance de ses camarades

En janvier, lorsque le bras de Bhima était bien remis, nous avons autorisé les deux jeunes orangs-outans à jouer ensemble sous surveillance. C'était un peu difficile pour Indra car celui-ci voulait vraiment « faire de la lutte » avec Bhima, chose que nous ne pouvions pas permettre, craignant que Bhima soit trop faible et que son bras soit encore vulnérable. Bhima, par contre, était très confiant ! Un peu trop confiant... il a mordu Indra plutôt brutalement. Nous avons donc compris combien il était important que Bhima soit « corrigé » par un vrai compagnon de jeu orang-outan, beaucoup moins tolérant qu'une mère de substitution humaine.

En février 2021, les deux jeunes singes ont été transférés au premier niveau de l'école où ils passent leurs journées dans la forêt et dorment la nuit dans la pension de Portacamp, avec leur soignant. 

La forêt est assez dense et comporte de nombreux arbres fruitiers. Nous avons constaté qu'Indra montait et descendait les arbres, à la recherche de nourriture et semblait parfois s'attendre à ce que Bhima le suive en haut de l’arbre. Toutefois, celui-ci étant plus petit qu'Indra et ayant son bras en convalescence, restait prudent et ne le suivait que jusqu'à 2 m de haut.

Le moment était venu de présenter Indra à d'autres orangs-outans orphelins, comme Lestari et Damai, qui ont le même âge que lui et avec lesquels il pourrait explorer ensemble la canopée de la forêt et jouer de manière plus active qu'avec le petit Bhima. Nous lui présenterons ensuite petit à petit d'autres orangs-outans ayant un peu plus d'expérience dans les arbres.

En ce mois de juillet, Bhima, Indra, Damai et Lestari passent leurs journées indépendamment les uns des autres, mais se retrouvent toujours pour le petit-déjeuner et pour le dîner sur une plateforme où ils socialisent. Ils se disputent la nourriture et se chamaillent, puis, une fois rassasiés, ils se reposent et s'assoupissent sur les genoux des soignants, tous au même endroit, si bien qu'il est difficile de distinguer à qui appartient tel bras ou tel pied.

Un bébé orang-outan

L'ÉCOLE DE LA FORÊT

Une seconde chance pour les orphelins orangs-outans

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