Protection des animaux et tourisme

PROTECTION DES ANIMAUX ET TOURISME

Des vacances sans souffrances des animaux: Ce à quoi vous devriez faire attention

16.6.2023

De nos jours, les activités proposées pendant les vacances sont multiples. Depuis plusieurs années, l'écotourisme a la cote auprès de nombreux voyageurs. Découvrir la faune et la flore locale, les traditions ou encore les spécialités locales fait souvent partie de notre programme de vacances. Malheureusement, nombre d’attractions touristiques cachent souvent de grandes souffrances pour les animaux concernés. Les animaux sauvages sont traités avec cruauté pour poser en photo avec les touristes ou pour que l’on puisse se promener avec eux.

Toutefois, les vacances et la protection des animaux ne sont pas indissociables, elles peuvent même se compléter. Vous pouvez éviter les souffrances des animaux grâce aux conseils de QUATRE PATTES et organiser votre voyage tout en respectant les animaux.

voyager tout en respectant les animaux

La prudence est de rigueur

Animaux sauvages

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Animaux sauvages


Lisez ici ce à quoi vous devez faire attention lorsque vous visitez un cirque ou un zoo, un marché d'animaux sauvages, un safari ou une plongée sous-marine, par exemple. 

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Animaux domestiques

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Animaux domestiques


Le sport avec des animaux est en principe compatible avec la protection des animaux. La condition est que le bien-être des animaux soit toujours prioritaire. Lors des compétitions, la sécurité des animaux doit être la priorité absolue. Pour en savoir plus, cliquez ici. 

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Produits d'origine animale

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Produits d'origine animale


Que vous rameniez un souvenir de vacances à vos proches ou que vous souhaitiez tester un plat exotique dans une destination, découvrez ici ce à quoi vous devez faire attention.

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Que faire si l'on est témoin de cruauté envers des animaux ou d'animaux en détresse?

Ne fermez pas les yeux si vous êtes témoin de cruauté envers les animaux. Soyez actif et signalez les attractions touristiques qui maltraitent les animaux ou les animaux en détresse à une organisation locale de protection des animaux. Prenez plusieurs photos et/ou une vidéo et indiquez l'emplacement des animaux qui souffrent le plus précisément possible. Plus vous pourrez donner d'informations à l'organisation de protection des animaux, plus elle pourra prendre des mesures contre l'attraction touristique.

En cas de suspicion d'activités illégales telles que le braconnage ou le commerce d'animaux sauvages, adressez-vous le plus rapidement possible à la police locale. De même, si vous êtes témoin d'actes de cruauté envers les animaux, signalez vos expériences à la police afin que les autorités puissent intervenir le plus rapidement possible.

Avertissez les autres voyageurs des attractions touristiques où les animaux sont systématiquement exploités. Vous pouvez donner votre avis sur TripAdvisor et faire part de vos impressions et de vos expériences. Les voyageurs sont nombreux à utiliser TripAdvisor pour planifier leurs activités de vacances. C'est pourquoi les institutions touristiques accordent une grande importance à une évaluation positive et réagissent rapidement aux commentaires négatifs.

ANIMAUX SAUVAGES

Ce à quoi vous pouvez faire attention

1. Cirques

Les cirques ne sont pas en mesure de répondre aux besoins exigeants des animaux sauvages. Au vu des changements constants d'emplacement, de l'espace limité pour les animaux sur un lieu de représentation et de l'agitation du quotidien dans un cirque, les animaux sauvages ne peuvent pas être détenus conformément à leur espèce. Les animaux sauvages dans les cirques ne sont pas domestiqués, mais domptés de manière parfois douteuse. La domination et la violence sont souvent utilisées. Les acrobaties que les animaux doivent exécuter ne sont pas naturelles et souvent physiquement très éprouvantes. Mis à part le temps passé dans le manège, les animaux n'ont que peu de possibilités de se dégourdir et ne peuvent pas exprimer leur comportement naturel. De nombreux animaux dépérissent psychiquement et/ou physiquement dans les cirques.

De plus, le cirque ne contribue pas à la protection des espèces et on ignore souvent ce qu'il advient des animaux lorsqu'ils sont trop âgés pour le spectacle. Pour toutes ces raisons, évitez les cirques et les spectacles d'animaux.

Vous trouverez ici de plus amples informations sur le thème du cirque.

2. Zoos

Les zoos et la protection des animaux sont généralement compatibles dans la mesure où il s'agit d'un grand zoo géré de manière scientifique. Un zoo exemplaire devrait communiquer de manière transparente sur l'acquisition des animaux et sur le traitement des descendants ainsi que des animaux décédés. Par ailleurs, un zoo devrait s'efforcer en permanence d'améliorer la détention de ses protégés. Pour que les animaux puissent mener une vie conforme à leur espèce, les installations doivent répondre aux exigences des animaux. Ces derniers doivent pouvoir exprimer leur comportement naturel et avoir suffisamment d'activités. Les espèces animales dont les exigences pour une détention conforme à l'espèce ne peuvent pas être remplies par un zoo ne doivent pas être détenues.

Il existe malheureusement encore de nombreux «zoos» dans lesquels les animaux sont détenus dans des conditions cruelles. De petits zoos sont souvent impliqués dans le commerce d'animaux sauvages. De tels zoos devraient en principe être évités. Avant de visiter un zoo, vous devriez donc bien vous informer sur le lieu concerné.

3. Refuges

Visitez un refuge dans lequel des animaux autrefois maltraités peuvent désormais mener une vie conforme à leur espèce. Il est important de s’assurer qu'il s'agit bien d'un véritable refuge et que l'établissement n'est pas simplement présenté comme tel. Un véritable centre de protection ne fait pas d'élevage d'animaux, n’autorise pas les contacts directs avec les animaux, leur offre la possibilité de s'isoler et prend soin d'eux pour le reste de leur vie. Les refuges de QUATRE PATTES, où les animaux sauvés peuvent mener une vie conforme à leur espèce, en sont des exemples. Découvrez ici les refuges de QUATRE PATTES.

4. Marchés d'animaux sauvages

Les marchés d'animaux sauvages proposent à la vente des animaux morts ou vivants, détenus dans un espace restreint, avec peu ou pas du tout de normes d'hygiène. En raison de l'affaiblissement du système immunitaire des animaux, les maladies peuvent se propager très facilement sur les marchés et se transmettre à l'homme (zoonoses). Parallèlement, on trouve souvent sur ces marchés des espèces animales menacées qui sont proposées à la consommation ou pour la médecine traditionnelle.

Ne vous rendez pas sur les marchés d'animaux sauvages, car ils augmentent le risque d'une nouvelle pandémie et favorisent l'extermination d’espèces menacées. L’achat, l’exportation et l’importation d’un grand nombre de ces produits d’origine animale sont également illégaux. Pour plus d'informations sur les pandémies et la manière dont nous pouvons les prévenir, cliquez ici.

5. Nourrir les animaux sauvages

Nourrir des animaux sauvages, c’est leur faire perdre leur crainte naturelle de l'homme ainsi que leur capacité à trouver de la nourriture par eux-mêmes. Par ailleurs, cela apprend également aux animaux à s'approcher trop près de l'homme. Ce qui peut entraîner des conflits, notamment lorsque l'homme cesse soudainement de proposer de la nourriture. Par exemple, les singes qui volent de la nourriture aux humains ou les ours qui ont appris que l'homme a de la nourriture avec lui. Ne nourrissez donc pas les animaux sauvages.

6. Photos avec des animaux sauvages

Lorsque des animaux sauvages posent pour des selfies, on peut supposer qu'ils ont subi une forme de cruauté. En effet, les animaux sauvages ont une crainte naturelle des humains. Pour que les animaux sauvages acceptent d'être touchés par les humains ou d'être pris en photo avec eux, ils sont souvent mis sous sédation. De plus, on leur arrache souvent les dents, les griffes ou les épines afin que l'interaction avec les humains ne soit pas dangereuse. De nombreux animaux sauvages qui ont été en contact avec l'homme ne peuvent être réintroduits dans la nature qu'au prix d'efforts considérables. Le manque d'interaction sociale avec les congénères empêche surtout les jeunes animaux d'adopter des comportements naturels. Par ailleurs, le commerce lucratif des photos d'animaux sauvages engendre la capture régulière d’animaux dans la nature. Souvent, les mères sont tuées pour que l’on puisse élever leurs petits à la main. Il n'est pas vrai que ces animaux sont des orphelins élevés puis relâchés dans la nature!

Prenez plutôt des photos d'animaux sauvages dans la nature. Il est important de ne pas s'approcher trop près de l'animal, de ne pas l'attirer avec de la nourriture et de ne pas le toucher.

7. Se promener avec les grands félins

Dans certaines régions touristiques comme l'Afrique du Sud, de grands félins font l'objet d'élevages intensifs dans le but de générer des activités lucratives. Alors qu'ils servent de sujets de selfies lorsqu'ils sont jeunes, les grands félins plus âgés sont utilisés pour les promenades des touristes. Lorsqu'ils sont trop vieux pour être emmenés en promenade, les lions, en particulier les mâles à la crinière imposante sont souvent vendus pour la chasse aux trophées. Les os, les griffes ou les dents sont parfois aussi vendus en Asie pour la fabrication de médicaments traditionnels. Les os de tigre sont particulièrement convoités. Il en résulte un cycle cruel. Pour en savoir plus sur notre campagne #Breaktheviciouscycle, cliquez ici.

8. Chasse aux trophées

La chasse aux trophées consiste à chasser des animaux sauvages afin d'en garder une partie en guise de trophée. Cette pratique est souvent proposée en Afrique, par exemple, où des lions élevés de manière intensive sont d'abord utilisés abusivement comme sujets pour selfie ou compagnie de promenade, avant d'être tués pour la chasse aux trophées.

Dans le cadre de la chasse aux trophées, les animaux peuvent être chassés soit dans la nature, soit dans des enclos, dite chasse en enclos, qui ne leur permettent même pas de s'échapper.

Souvent, la chasse aux trophées concerne des animaux déjà menacés et la pression élevée sur ces espèces est encore renforcée par la chasse illégale.

Lors de la planification de vos vacances, évitez toute institution qui contribue à la chasse aux trophées et allez plutôt observer des animaux vivants lors d'un safari.

9. Safaris

Les safaris, par exemple dans les parcs nationaux d’Afrique, sont un bon moyen de faire avancer la protection des espèces dans ces pays et de créer des incitations à l’aménagement de zones protégées. Le tourisme montre en effet aux gouvernements que leurs animaux sauvages ont plus de valeur vivants que morts et que de nombreux emplois peuvent être créés grâce au tourisme. Cependant, il faut également veiller à certains points lors des safaris. Ainsi, il ne faut jamais harceler les animaux et ne pas quitter les routes indiquées. Il ne faut pas non plus nourrir ou toucher les animaux sauvages et, après un certain temps, il faut les laisser tranquilles. Renseignez-vous donc au préalable sur un prestataire et assurez-vous qu'il s'agit de safaris respectueux des animaux.

10. Promenades à dos d'éléphant / se baigner avec les éléphants

Les promenades à dos d'éléphant sont particulièrement prisées dans les pays asiatiques et sont considérées comme une source de revenus très lucrative. Cependant, les éléphants ne sont pas des animaux domestiqués mais des animaux sauvages qui ne sont pas adaptés à interagir avec l'homme. Pour que les touristes puissent monter sur les animaux ou se baigner avec eux, les éléphants doivent souvent subir préalablement un entraînement brutal. Les jeunes éléphants sont séparés de leur mère à l'âge de deux ans environ, afin de les conditionner au dressage. Pour cela, ils sont gardés seuls pendant des jours avec peu de liberté de mouvement. Les seuls contacts qu’ils ont sont avec les personnes qui les entraînent. La désobéissance par la douleur permet en outre d'établir une domination jusqu'à ce que la volonté du pachyderme soit brisée. D'autres méthodes d'entraînement, qui ne sont pas basées sur la douleur, sont liées à un stress psychique similaire pour les éléphants.

Il est fréquent de voir des publicités en ligne indiquant que les centres de protection dits «éthiques» ne proposent pas de monter à dos d'éléphant, mais seulement de se baigner avec eux. Cependant, il faut savoir que même l'entraînement pour le bain des éléphants avec les touristes est marqué par la domination et la douleur.

Si vous souhaitez inclure les éléphants dans vos projets de vacances, allez voir les éléphants dans la nature ou dans des centres de protection qui ne permettent pas d'interaction directe avec les animaux.

11. Nager avec les dauphins / delphinariums

Ne vous rendez pas dans des delphinariums. Ni les institutions qui entraînent des dauphins et présentent des spectacles, ni les établissements dans lesquels les touristes peuvent nager avec des dauphins. Les dauphins ne peuvent pas être détenus en captivité conformément à leur espèce. Les mammifères marins ont un besoin énorme de bouger et une structure sociale très complexe. Un delphinarium ne peut pas répondre à ces exigences. Les acrobaties que les dauphins exécutent sont souvent le résultat d'un entraînement brutal et ne remplacent pas le comportement qu'ils ont dans la nature. Comme les dauphins en captivité atteignent souvent un âge inférieur à celui qu'ils ont dans la nature, des dauphins sont régulièrement capturés en mer afin de pouvoir répondre à la demande.

12. Nager ou plonger avec des requins et des raies

La nage avec les requins et les raies, si elle est pratiquée correctement, peut sensibiliser à ces animaux et ainsi protéger ces variétés menacées. Lorsque l'on nage avec des requins, il ne faut pas les attirer avec de la nourriture. Cela les incite en effet à s'approcher de plus en plus des humains et à devenir agressifs si ceux-ci ne leur donnent pas de nourriture. Les raies ne devraient pas non plus être attirées par la nourriture. Elles ne doivent pas non plus être harcelées ou touchées. Il n'est pas rare que les personnes qui ont plongé avec ces animaux sauvages et imposants s'engagent ensuite pour leur protection.

13. Observation des baleines

L'observation des baleines peut être tout à fait positive et favoriser la protection des espèces. Cependant, il faut ici aussi respecter certains points. Les baleines sont souvent poursuivies plusieurs fois par jour par des navires, ce qui perturbe leur rythme quotidien naturel et leur communication. Un bateau devrait donc toujours se tenir à une bonne distance des animaux et éteindre son moteur. Le séjour devrait en outre être limité dans le temps. Si l'observation des baleines est utilisée par les organisateurs pour sensibiliser à la protection de la nature et si la rencontre avec les animaux marins n'est pas forcée, elle n'est pas en contradiction avec la protection des animaux.

14. Plongée / snorkeling

Plonger et nager dans la mer tout en observant par exemple des dauphins sauvages est certainement la meilleure variante pour admirer les animaux marins du point de vue de la protection des animaux. Toutefois, la nage en pleine nature peut également être source de stress pour les animaux, par exemple lorsque trop de personnes souhaitent nager en même temps que les animaux. Par ailleurs, les bateaux font beaucoup de bruit sous l'eau, ce qui s’avère un gros problème pour les animaux marins qui dépendent de l'ouïe pour chasser, communiquer ou s'orienter. Cela peut entraîner un stress important pour les animaux.

Pour plonger de manière responsable, aucun animal (y compris les coraux) ne devrait être nourri, acculé ou touché.

ANIMAUX DOMESTIQUES / ANIMAUX APPRIVOISÉS

Ce à quoi vous pouvez faire attention

1. Animaux errants 

De nombreux animaux errants sont très affectueux, surtout dans les zones touristiques. Ils sont habitués au contact humain et reçoivent souvent de la nourriture et de l'attention de la part des gens. Nourrir les animaux errants n'est pas recommandé car les animaux s'habituent très rapidement à cette source de nourriture. Après la saison touristique, cette source de nourriture diminue et les animaux errants meurent de faim. Certains animaux errants ont toutefois peur des humains. Il s'agit en particulier d'animaux qui ont fait de mauvaises expériences avec les humains ou d'animaux qui n'ont eu que peu ou pas de contact avec les humains dans le passé. Lorsque des chiens ont peur ou défendent leur portée ou leur nourriture, ils peuvent réagir de manière agressive. C'est pourquoi il est important d'adopter un comportement conscient et prudent en présence d'animaux et d'éviter tout type de confrontation. Si vous vous approchez des animaux ou si vous essayez de les toucher, vous risquez d'être mordu. La rage est un problème majeur dans certains pays et peut également être transmise à l'homme. Si vous êtes mordu, lavez la plaie avec de l'eau et du savon et consultez immédiatement un médecin.

2. Courses de chiens

Les courses de chiens sont une attraction qui a été fortement commercialisée et lors de laquelle les animaux sont utilisés pour le profit de l'homme. Les lévriers, en particulier, sont élevés et vendus pour des courses en Espagne ou aux États-Unis. Lors des courses, qui ont lieu plusieurs fois par semaine, les chiens poursuivent un appât (artificiel) à des vitesses énormes, ce qui entraîne souvent des blessures. Une fois que les chiens ne peuvent plus être exploités pour les courses en raison de leur âge, d'une blessure ou d'une performance insuffisante, ils sont euthanasiés.

Les courses de chiens ne doivent pas toujours être mauvaises. Si les chiens sont détenus conformément à leur espèce, que le bien-être des animaux est parfaitement respecté et qu'ils ne sont pas surmenés, elles ne sont pas toujours condamnables du point de vue de la protection des animaux. Il convient toutefois de toujours vérifier avec attention si une course est organisée dans le respect des animaux ou non.

3. Chiens de traîneau

Dans les pays nordiques en particulier, les promenades en traîneau avec des chiens sont souvent proposées comme attraction touristique et la demande augmente. Lorsque le profit de l'attraction prime sur le bien-être des animaux, les promenades en traîneau avec des chiens peuvent également poser des problèmes de protection des animaux. Quand les chiens ne sont pas nécessaires pour un trajet, ils sont souvent détenus attachés. Et cela ne leur offre pas la liberté de mouvement dont ils ont besoin. Souvent, ils doivent alors courir plusieurs fois par jour pour le même petit tour, ce qui peut entraîner l'ennui. Il est donc préférable de réserver une excursion plus longue, mais au cours de laquelle les chiens ont droit à des pauses et de l'eau à disposition.

Si l'on souhaite réserver une telle attraction, il est important de veiller au bien-être des animaux et de vérifier au préalable comment ils sont détenus et ce qu'il advient des chiens lorsqu'ils sont au repos. Il peut également être utile de lire les évaluations sur des plateformes telles que TripAdvisor et de regarder les photos.

4. Équitation

Dans de nombreuses stations de vacances ou grandes villes, des promenades à cheval, à dos de chameau ou d'âne sont proposées, sans parler des tours en calèche comme attractions touristiques. Les chevaux sont des animaux anxieux avec des réflexes de fuite et sont particulièrement stressés par le bruit des grandes villes. Souvent, le profit prime sur le bien-être des animaux. Par exemple, on ne leur offre pas d'ombre, on ne leur donne pas assez d'eau et de nourriture, on ne leur accorde pas assez de temps de repos ou on les oblige à être montés par des personnes trop lourdes.

Pour plus de sécurité, il est donc préférable de renoncer aux attractions équestres pendant vos vacances. Si vous souhaitez faire des promenades à cheval, faites absolument attention à la condition physique des animaux et à la manière dont ils sont détenus. Les sabots aussi donnent souvent une bonne idée de la façon dont les animaux sont soignés.

5. Courses de chevaux

Les courses de chevaux font partie des sports les plus anciens et sont très populaires chez nous comme dans d'autres pays. Pour les chevaux, cela pose problème, car ils sont souvent entraînés trop jeunes, à l'âge de deux ans seulement, et ne peuvent ensuite plus être utilisés pour les courses après seulement quelques saisons. On ne sait souvent pas ce qu'il advient d’eux para la suite. De plus, le risque de blessure dans les courses de chevaux est élevé, aussi bien pour les chevaux que pour les jockeys. Cela vaut surtout pour les courses traditionnelles en Italie et en Espagne, appelées Palio et Sartiglia. Lors de ces courses, les chevaux sont poursuivis au galop sur des pavés, ce qui est très dangereux pour eux, mais aussi pour les cavaliers.

6. Rodéos

Les rodéos sont très répandus dans certains pays et sont également très commercialisés. Pour ce sport, qui consiste à essayer de rester le plus longtemps possible sur le dos de l'animal, les chevaux et les taureaux souffrent souvent. Il n'est pas rare que les animaux soient enfermés dans une petite écurie pendant plusieurs jours avant un événement. Parfois, des pratiques interdites telles que l'administration de chocs électriques ou le ligotage des organes génitaux sont également utilisées. De manière générale, ces attractions sont très stressantes pour les animaux et devraient être évitées.

7. Course de taureaux

Chaque année, la traditionnelle course de taureaux a lieu à Pampelune, où des taureaux de combat sont chassés à travers les ruelles de la ville. De nombreux coureurs recherchent des frissons d’adrénaline en courant devant les taureaux et en leur échappant. Chaque année, plusieurs personnes et taureaux sont blessés. Après la chasse au taureau, les animaux sont ensuite tués dans une arène lors d'un nouveau «spectacle» organisé par les toreros. Cette tradition est un acte de pure cruauté envers les animaux. Souvent, on frotte de la vaseline dans les yeux des animaux pour qu'ils ne voient rien ou on leur ligature les parties sexuelles pour qu'ils deviennent agressifs. Pour les taureaux, la chasse est synonyme de stress, de peur et de douleurs dues aux chutes et aux coups. Cela se poursuit dans l'arène, où les animaux souffrent souvent longtemps avant de mourir. La tradition ne justifie pas la souffrance animale.

8. Combats d'animaux

Les combats d'animaux sont certes interdits dans certains pays, mais sont encore fréquemment pratiqués, que ce soit légalement ou illégalement. Les combats de chiens, de chameaux, d'ours ou encore de coqs sont particulièrement répandus. Dans nombre de ces combats, les animaux ont été délibérément entraînés pour les combats, par exemple en leur infligeant des douleurs.

Lors des combats d'animaux, les blessures, voire la mort des animaux, sont acceptées pour le profit. C'est pourquoi il ne faut jamais assister à des combats d'animaux ni payer pour cela.

9. Corrida

La corrida est surtout répandue en Espagne, mais elle est aussi souvent présentée comme un spectacle en France, au Portugal ou dans différents pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Le taureau est maltraité avant le combat, puis humilié dans l'arène avant d'être tué. En 2013, le gouvernement espagnol déclare cette pratique brutale patrimoine culturel immatériel. La loi exige la protection et la promotion des corridas, bien qu'une grande partie de la population espagnole s'oppose à cette pratique. N'assistez donc jamais à une corrida et ne soutenez pas cette pratique cruelle pour les animaux.

10. Trekkings de lamas et d'alpagas

Les trekkings de lamas et d'alpagas sont souvent proposés comme excursions. Dans ce cadre, les animaux sont emmenés lors de promenades guidées et portent parfois des selles avec des bagages. En principe, ces trekkings constituent un changement bienvenu et bénéfique pour la santé des animaux. Il est toutefois important que les animaux ne doivent pas porter plus de 20% de leur poids corporel et qu'ils soient habitués à être guidés. L'organisateur d'un tel trekking devrait également toujours attirer l'attention des participants sur le fait que les animaux ne sont pas des animaux à caresser et qu'il ne faut pas les bousculer. Les lamas et les alpagas ne devraient en outre jamais être détenus seuls et ont besoin de beaucoup d'exercice et d'abris en dehors des randonnées guidées. Dans la mesure où ces conditions sont réunies et que les animaux sont détendus lors des trekkings guidés, rien ne s'oppose à ces excursions du point de vue de la protection des animaux.

PRODUITS ANIMAUX

Ce à quoi vous pouvez faire attention

1. Souvenirs

Dans de nombreuses destinations touristiques, les marchés proposent souvent des bijoux ou des souvenirs fabriqués à partir d'animaux. N'achetez pas de tels articles: outre la souffrance animale causée par la fabrication de ces souvenirs, l'importation de certains matériaux en Suisse est illégale. Il s'agit par exemple d'objets en ivoire, en écaille de tortue, en corail et en plantes menacées. Il ne faut en aucun cas acheter de la fourrure véritable, du cuir exotique, de la viande de brousse ou des médicaments traditionnels d'origine animale. L'achat de ces produits encourage l'exploitation des animaux et le braconnage des animaux sauvages.

2. Viande d'animaux sauvages

Malheureusement, de nombreux mets délicats d'origine animale sont liés à une grande souffrance animale. Souvent, les animaux sont traités de manière cruelle pour finir dans nos assiettes. En Indonésie, par exemple, des milliers de grenouilles sont capturées avant qu’on ne leur arrache les pattes, parfois à vif.

La consommation de viande devrait être évitée principalement dans les endroits où la viande de brousse et la viande d'espèces menacées, comme les ailerons de requin, la viande de baleine et de tortue, sont vendues. Cela vaut aussi bien pour les restaurants que pour les stands de nourriture dans la rue. La consommation d'espèces menacées encourage le braconnage et torpille tout effort de protection de la faune sauvage. Il existe en outre un risque pour la santé humaine, car la viande peut contenir des maladies ou du poison en raison de méthodes d'abattage et d'hygiène inappropriées.

3. Viande de chien et de chat

En Asie du Sud-Est, le commerce cruel de la viande de chien et de chat est l'un des problèmes les plus urgents en matière de protection des animaux de compagnie. Chaque année, près de 10 millions de chiens et de chats meurent dans d'atroces souffrances rien qu'en Indonésie, au Cambodge et au Vietnam. Les méthodes de mise à mort vont de la noyade au feu, en passant par l'abattage et la pendaison. Outre les animaux errants, les animaux domestiques sont souvent volés, arrachés à leur famille et introduits dans un commerce cruel.

Évitez les restaurants d'Asie du Sud-Est qui proposent de la viande de chien ou de chat sur leur carte. Lors de la planification de vos vacances, privilégiez les destinations qui ont déclaré la guerre au commerce de viande de chien et de chat, comme par exemple Hoi An au Vietnam, Siem Reap au Cambodge ou diverses autres régions d'Indonésie.

Vous trouverez plus d'informations sur le commerce de la viande de chien et de chat ici.

4. Essayer des alternatives végétariennes ou végétaliennes

De nombreux pays dans le monde proposent de plus en plus de spécialités sans viande. Pour changer, essayez des plats végétariens ou végétaliens sur place et contribuez ainsi au bien-être des animaux et au climat.

ARosa Terre des ours

Découvrez grâce à Arosa Terre des Ours comment la protection des animaux et le tourisme vont de pair: 

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